26/11/2006
Premier pas sur les planches de Rennes
Philippe Noiret a été
acteur débutant
à Rennes
La carrière du comédien a décollé, à partir de 1953 à Paris, auprès de Jean Vilar. Mais, dès 1951, il jouait Molière, à Rennes.
En 1951, Philippe Noiret a 21 ans. Il vit sur Paris où sa décision d'embrasser la carrière de comédien n'est pas définitive. Il se contente de donner la réplique à des amis, au cours d'auditions où il n'ambitionne même pas de décrocher les rôles. Le jeune Noiret est pourtant repéré par l'équipe du Centre dramatique de l'Ouest créé, deux ans plus tôt, à Rennes. Georges Goubert, Guy Parigot et Hubert Gignoux, les trois fondateurs de la compagnie bretonne, l'engagent pour une saison et demie.
Philippe Noiret ne tient que des petits rôles dans « Le malade imaginaire » et « Intermezzo ». Suffisant, pourtant, pour être repéré par Jean Vilar qui, en 1953, le fait revenir à Paris où il brillera sur les planches du Théâtre national populaire. « Certains biographes oublient ses débuts rennais, dit Georges Goubert qui vit, aujourd'hui, à Paris. Mais, lui n'oubliait jamais de les mentionner. » La preuve dans « Rideau ! », le livre du comédien Roger Guillo qui, lors de cette saison 1951-1952, jouait le rôle-titre dans « Le malade imaginaire ». Guillo publie une lettre que Noiret lui adressa, trente ans plus tard, où il se souvient avec émotion de son passage à Rennes : « Je peux te dire que c'est à Rennes et dans cette troupe que la passion, un peu abstraite que j'avais du théâtre, s'est concrétisée, écrit Philippe Noiret. Comment oublier nos répétitions, nos voyages en car, l'installation des décors et du foutu jeu d'orgues, pendant que les filles de la troupe repassaient les jabots ou peignaient les perruques de notre Malade imaginaire. » C'est l'époque des pionniers. Noiret, comme les autres, ne se contente pas de jouer la comédie. Il monte les décors, les démonte... Les premiers techniciens ne seront embauchés qu'en 1952. « Cette période épique (les tournées, les hôtels, les restaurants...) lui a inspiré le spectacle de cabaret qu'il a monté avec Jean-Pierre Darras, lui aussi Rennais à l'époque, raconte Georges Goubert. En 1974, tous les deux étaient revenus à Rennes, rejouer leur numéro à la Maison de la culture. » Quel souvenir garde-t-il du jeune Philippe Noiret · « Un garçon plein d'humour, délicieux et très fin, dit-il. Il aimait bien manger et fumait le cigare. Jeune, il était déjà grand seigneur. »Benoit LE BRETON.
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29/09/2006
Samedi 30 : Les vauriens du bagne de Belle-Ile
LE 5 mars 2006 je vous avais publiée une note sur les enfants du bagne de Belle-Ile ( voir nos notes archivées..)
Ce télé film passe demain soir sur france 3 : LES VAURIENS
Cent enfants de Dinan entre 8 et 12 ans ont été recrutés au casting pour le tournage de ce téléfilm.
Il relate un fait historique de l'été 1934 : L'évasion des enfants prisonniers au "bagne" de Belle-île.
Le tournage de ce téléfilm a eu lieu à Dinan au mois d'avril de cette année.
Je vous recommande ce téléfilm qui retrace la vie terrible de ces enfants soumis à la barbarie des adultes, coups de nerf de boeuf, brimades, mauvais traitements etc....
55 d'entre eux ont tenté de s'évader mais la plupart ont été repris la population locale aidant aux recherches !
Quel choix allez-vous faire ? Le grand Johnny Halliday ou les vauriens ?
Pénélope
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18/03/2006
DES IMAGES QU'ON NE VOIT JAMAIS DANS LES JOURNAUX!
16:25 Publié dans Actualité | Lien permanent | Commentaires (14) | Envoyer cette note
05/03/2006
LES VAURIENS DU BAGNE DE BELLE-ILE
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Qui allait à Belle-île ? Parce que c’était sur une île, la colonie de Belle-Île s’est retrouvée presque naturellement destinée à accueillir ceux que l’on considérait comme “les plus durs”, les plus insubordonnés. Selon Marie Rouanet, les occupants de ces "prisons" pour enfants étaient le plus souvent coupables de petits délits, ou tout simplement indisciplinés. De 1850 jusqu’au milieu du XXe siècle, des milliers de jeunes sont condamnés à la maison de correction, et y subissent de durs châtiments. Parmi les délits recensés dans ces institutions françaises, le vol est l’un des plus courants (tuiles d’église, vol de saucisse...). Après une plainte de voisin par exemple, le voyou peut en prendre pour 4 ans ! Autre exemple, cité par Marie Rouanet, que celui d’un garçon de 12 ans contre qui le curé de Cintegabelle porte plainte. Le jeune homme "fume ostensiblement, ne retire pas sa casquette et tient des propos irrévérencieux au passage d’une procession. Coupable de « trouble à l’ordre public sur le parcours d’une procession et pendant l’exercice du culte », celui-ci est condamné à deux ans de maison de correction". Les enfants errants, les mendiants et les petites filles qui se prostituent, sont également enfermés. D’autres encore viennent de l’Assistance publique, après une mauvaise conduite dans leur famille d’accueil par exemple. La vie au quotidien La journée décrite ci-dessous se déroulait ainsi dans la plupart des institutions pénitentiaires pour enfants en France. On peut donc imaginer qu’elle était semblable à Belle-île. Lever à 6 heures du matin avec des exercices d’hygiène rudimentaires. Pour le petit déjeuner, un simple morceau de pain. Puis ils vont aux ateliers agricoles ou dans leur salle de cours, selon la saison. Les jeunes marchent à pied en rang serré jusqu’aux champs, avec interdiction de se parler pendant les huit à douze heures de travaux quotidiens. Pour le déjeuner, du pain trempé dans du bouillon de légumes, et un plat de légumes (souvent secs). Le soir, de la soupe. On imagine le nombre de carences alimentaires... En cas de manquement à la discipline, les punitions sont diverses : régime pain sec, piquet dans la position à genoux pendant les récréations, cachot... En théorie, les coups sont interdits, mais les mauvais traitements sont nombreux (coups de ceinture, coups de trousseau de clefs, sévices sexuels). En août 1934, les jeunes pensionnaires de la maison de redressement de Belle île en mer, las des mauvais traitements, de la nourriture infecte et des nerfs de bœuf dont les accablent des gardiens pour la plupart sadiques, brûlent les bâtiments puis s'échappent et s'éparpillent dans l'île. La population civile, aidée par des touristes, organise dans la nuit une « chasse aux enfants ». Ils sont tous repris sauf un dont la trace se perdra à jamais. À la suite de ce fait-divers, une enquête menée par des journalistes révèle à l'opinion publique française que la maison de redressement est un véritable pénitencier pour enfants.Jean-Hugues Lime s'est inspiré de ce drame pour écrire ce roman - avec des mots à fleur de sang - où des enfants face à la barbarie des adultes apprennent les gestes de la résistance, de la dignité. Comment ne pas se prendre d'amitié et d'affection pour ces petits bagnards, « Misérables » des temps modernes Et dire que tout ça existait il n'y a pas si longtemps ! A lire : Yann Le Pennec, "Le bagne des enfants de Belle-île" PENELOPE |
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