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23/11/2007

Le gros blond

                                                                                   

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John   le gros blond. 

 

Maman l’appelait  « le gros blond » c’était  son surnom maternel affectueux !

Il n’était pas gros, juste un tantinet potelé, cependant contrairement à ses aînés frère et  sœurs (moi  même)  il avait la bouille ronde, des yeux bleus de vraies billes et une blondeur naturelle qui lui donnait un air un peu malicieux, coquin, boudeur et impétueux parfois. Il était « dur » disait maman, mais elle l’adorait « son gros blond ».

 

Son visage était le reflet de lui-même, il en faisait ce qu’il voulait, il pouvait, seulement avec ses expressions de visage influer ses proches vers ses demandes ou désirs d’enfant. D’un seul regard il pouvait faire fondre et apitoyer les personnes dont il attendait quelque chose. L’expression même de ses yeux était pathétique, combien de fois sommes-nous grâce à lui rentrer voir des spectacles, des chanteurs ou des cirques gratuitement !!!! Il avait le DON d’émouvoir les adultes !

 

C’était un enfant intrépide, plutôt meneur, et d’une incroyable énergie. Tous ces jeux étaient à risque. Tout jeune il adorait partir à la chasse aux vipères dont il extrayait le venin, et croyez-moi il ne revenait pas bredouille !  Il ramenait à la maison des salamandres, des orvets, lézards sans patte à queue fragile, il les mettait dans les pots de fleurs de la maison, ce sont des reptiles inoffensifs mais moi j’en avais une peur bleue et il me terrorisait avec ses trophés, il me disait qu’ils allaient se glisser dans mon lit.

 

Tout près d’où nous habitions il y avait des blockhaus, c’était ses terrains de jeu favoris, il y faisait des recherches de vestiges Allemand, il y avait trouvé un vieux casque de militaire avec, nous disait-il, encore des cheveux à l’intérieur, des cartouches de fusil, des munitions et bien d’autres objets dangereux  avec lesquels à tous moments il risquait l’accident ou sa vie. Au fond, il jouait avec sa vie ! Toutes ses aventures plus intrépides les unes que les autres m’émerveillaient, j’étais admirative devant ce frère « si fort » qui n’avait peur de rien,  il m’entraînait dans ses expéditions aventureuses mais avec lui je ne craignais rien, je le considérais invincible. Néanmoins il prenait plaisir à me faire peur avec toutes ses bestioles qu’il ramenait vivantes à la maison. Ses jeux dangereux, ses cascades à risque, plus tard sa mob. avec laquelle il a eu tant de chutes rythmaient notre quotidien

Il m’a même entraînée pour  nager dans des carrières abandonnées  qui nous servaient de piscines. Il m’a fait grimper aux arbres, voler des bouquets de lilas qui dépassait des maisons voisines pour les offrir à maman, car ce frère, si dur d’apparence avait et a toujours un cœur d’or. Il pouvait nous agacer au plus au point par ses scènes de jalousie car il était jaloux et gourmand, il s’appropriait ce qu’il désirait le premier, si par malheur il était oublié pour quelque chose c’était un drame, je pense, de part sa place dans la fratrie, qu’il avait un énorme besoin de reconnaissance.

En fait, très certainement, notre complicité enfantine m’a appris à avancer dans la vie dés mon tout jeune âge avec opiniâtreté, sa turbulence et son assurance me rassuraient, ça aurait pu être le contraire, ce ne fut pas le cas. Moi sa sœur aînée d’une année je me sentais responsable de ce chenapan et pour mieux le surveiller je « collaborais » à ses jeux limite raisonnables, je le suivais dans ses initiatives périlleuses !

 Maman étant peu attentive aux  aînés de ses enfants (elle se consacrait surtout au maternage des derniers nés) je pense que ce frère était pour moi rassurant, grâce à lui j’ai appris à braver l’impossible, j’ai enfoncé des portes, je suis devenue volontaire et déterminée pour aller au bout de mes actions, lui aussi d’ailleurs sa vie professionnelle nous l’a prouvé (voir note de Dilou dans nos archives « nos frères, note du 12 /12 /04 : Mon frère ce héros »

 Notre complicité enfantine  a dû très certainement forger chez nous  une débrouillardise et une force intérieure qui au cours de nos vie nous ont aidé et nous aident encore à gérer les situations difficiles et les crise existentielles.

Merci mon frère d’être ce que tu es : mon frère courageux, serviable, sensible et au cœur gros comme ça :    

  Un cœur en bois tendre

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PENELOPE

                                                                                                                               

                                                                       

                                                                               

 

22/11/2007

NUIT BLANCHE !!!!

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Ponponnette a fugué !...

 

Ma nouvelle adoptée a pris la fuite hier soir, depuis son arrivée chez moi elle scrute le jardin à travers la vitre, cette chatte si indépendante supporte difficilement un territoire réduit à une seule pièce ! Elle regarde par la fenêtre, puis se cache apeurée dans un petit coin de la salle de bain dés qu’elle entend un bruit.

Afin qu’elle ait le temps de déposer ses phéromones un peu partout je limite son espace,  lui fait visiter les pièces très progressivement et lui présente un à un ses congénères, ma chatte Cassiopée et Norman le chat des voisins qui a depuis 2 ans quitté ses maîtres et  décidé que notre maison serait la sienne !... Je fais en sorte que ma nouvelle "Ponponnette" ne s'échappe pas dans  le jardin, trop peur qu’elle se perde et que les autres matous des maisons aux alentours ne l’attaquent, eux ils sont chez eux, pas elle !... 

La chipie m’a fait faux bond hier soir, elle a profité d’une seconde d’aération de sa nouvelle demeure pour se sauver prestemment  dans la nuit noire, grand jardin qu’elle ne connaît pas du tout, maisons tout autour qui lui sont inconnues, elle m’a fait courir jusqu’à 1h du matin !.... Se cachait sous les haies d'arbustes filait dés que j’étais sur le point de la saisir, elle découvrait cet espace nouveau, je la suivais avec une lampe de poche en craignant vraiment qu’elle ne s’éloigne trop dans cet immense territoire qu’est ce domaine. Mademoiselle semblait excitée comme une puce, la queue en l'air, rapide comme l'éclair et si contente de retrouver sa liberté ! J’avais beau  l’attirer avec des croquettes rien n’y faisait, elle ne voulait pas me suivre et revenir au bercail. Je n’aurais pas été plus inquiétée que ça si il n’y avait pas eu ces gros matous errants, non castrés qui tournaient autour d'elle, si content d'avoir une nouvelle Ponponnette à honorer ! Bien évidemment ils étaient à l’affût de cette nouvelle venue et ce qui devait arriver arrivât, de grosses bagarres et des miaulements stridents dans la nuit noire. Je pense que ma Ponponnette se défendait avec acharnement, au moins trois ou quatre attaques sévères !....J’étais épouvantée pour elle, d’autant plus qu’elle n’est pas stérilisée  et qu’elle traîne sous son ventre une très grosse tumeur mammaire. Ma pauvre douce paniquée ne savait plus où se mettre !

Epuisée et désespérée de ne pouvoir maîtriser tout ce monde de "chats en bataille" j’ai fini par capituler et aller me coucher en me disant « tant pis, advienne ce que pourra, on verra demain matin si elle est encore par là ». Cependant j’avais pris soin de laisser une porte fenêtre entre ouverte et qu’elle ne fût pas ma surprise de voir (à 4h du matin) ma vagabonde Ponponnette rentrée seule dans sa nouvelle maison (je ne l'ai récupérée que depuis 10 jours)et dormant paisiblement dans un petit lit de bébé que je lui ai attribué comme couche.

Je peux vous dire qu’aujourd’hui elle n’a pas quitté la chambre et se cache même sous le dessus de lit complètement nichée sous les couvertures…..Ma vigilance va être extrême, une nuit BLANCHE ça suffit !!!

J’espère surtout qu’elle ne va pas nous faire une gestation dans les mois à venir, avec sa tumeur elle n’y survivrait sans doute pas.

Pénélope

10/11/2007

L'acte de succession

                                                                                     

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CA  AVANCE !

 

 

Quel travail !.....

 

 

Dans 20 jours nous remettrons les clefs  et nous ferons l’état des lieux !

 

 

Hier nous étions tous chez le notaire pour la modification et nouvelle notification de l’acte de succession de nos parents.

 

 

Les « placements » de maman vont être transférés sur les comptes d’Eugéne.

 

Eugène se croît enfin riche !..

 

Mais qu’en fera t-il (de son argent) maintenant puisqu’il est en maison de retraite ?

 

La vie est ainsi faite, certains jugent bon (comme papa) de se priver de tout en vieillissant et de priver leur conjoint par soucis d’économies afin de faire fructifier « le magot » Quelle absurdité ! Maman aurait tant aimé voyager, avoir du beau mobilier, aller dans de bons restaurants, vivre, se faire plaisir ! Mais non il ne fallait pas dépenser…

 

Dort tranquille ma « ptite mère » maintenant ton homme est à l’abri du lendemain  puisque ta part lui est revenue !

 

 

Tous les objets, vêtements, meubles, vaisselle,bibelots de  la vie de nos parents quittent cette maison peu à peu, chaque jour une partie de leur vie s’en va ailleurs,  certains meubles et vêtements seront utiles pour quelqu’un, d’autres finissent dans les grandes bennes de déchetterie  aux « encombrants » ou « tout venant » ! Une partie des objets de leur vie va être incinérée….

 

  Il y a quelques jours la chambre à coucher de maman est partie totalement « démontée » et embarquée dans une remorque, une chance pour nous et un grand soulagement car elle reste dans la famille ! Ninick va la restaurer.

 

 Aujourd’hui nous avons vidé le lit des ours et poupées (les trésors de Georgia), non  ils ne sont pas encore donnés, transitoirement ils sont dans un énorme carton, il va pourtant falloir s’en défaire. Nos petits enfants en ont récupéré quelques uns mais leurs parents ne veulent en aucun cas s’encombrer du reste.

 

J’ai donné une poupée ancienne avec une tête de porcelaine à ma petite fille, elle ne l’a pas gardée, elle en a peur ! Elle est donc revenue dans cette maison, peut-être finira t-elle en braderie…. Si Aédia avait était plus près de nous, nous lui en aurions fait cadeau, elle au moins aurait su  leur redonner une nouvelle jeunesse à ces poupées.

 

 

Les deux derniers chats sont encore là bas, dans cette maison, bien sûr ils sont sur leur territoire, ils sont bien nourris, plus qu’il ne le faut, les meilleures croquettes et les meilleures boites, Ils rentrent et ils sortent comme ils veulent une petit fenêtre restant toujours ouverte, ils sont caressés, cajolés à chaque passage de l’un de nous, passages quotidiens pour ainsi dire. Néanmoins dans 20 jours ils n’auront plus de maison.

 

Il reste un chat noir de plus de 10 ans pas très beau, édenté mais très gentil avec de superbes yeux verts,  ainsi qu’une chatte d’environ 8 ans qui a une grosse tumeur mammaire, je vais récupéré celle-ci afin qu’elle finisse sa vie entourée et câlinée, je suis incapable de la faire piquer ! Notre grand souci est le devenir du chat noir Titi, que faire de lui ??  Les associations de « cas désespérés » n’en veulent pas car il n’est pas vacciné et pas testé pour le HIV.  

 

Dilou a déjà fait sa BA en prenant Minette, Vlad a pris la petite chienne (qui d’ailleurs n’est pas en très bonne santé) et personne de la famille n’accepte de récupérer ce pauvre Titi ! Notre mère nous a laissé en héritage toutes ses bêtes chats, oiseaux, chien ainsi que  son attachement démesuré aux animaux qui est chez nous génétique. Alors le sort de ce Titi nous mine ! Que faire de lui ?

 

Y aurai-t-il parmi vous une bonne âme qui veuille un chat noir adulte, édenté, avec de beaux yeux verts ??

 

Heureusement que nous ne sommes pas en haute Savoie, son cas serait réglé, on nous le volerait pour en faire de la fourrure !!! Oui oui c’est vrai j’ai entendu ça à la télé ! Ils piègent les chats avec des collets pour les dépiauter et en faire des carpettes et des fourrures qui sont vendues en Suisse.

 

 

Voilà,ce chat est  notre grand souci du jour !

 

 

A votre bon cœur m’sieurs dames !

 

 

 

 

Pénélope,  plus que jamais petite fourmi bosseuse.

 

 

 

 

 

 

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