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29/05/2008
Prestation sécurité
Il est là dans un coin de pénombre à quelques pas de l’artiste, devant la scène, il se fait discret, le public, lui, a les yeux rivés vers la chanteuse (en l’occurrence, ce soir là Isabelle Boulay), de temps à autre un regard furtif se pose sur cet homme de l’ombre qui fait les cent pas avec des yeux de lynx attentifs à tout.
Il en impose avec son costume noir, tenue impeccable, port droit, maintien assuré, attention en éveil, oreillette en place.
Responsabilités insoupçonnées pour la sécurité des artistes et des spectateurs.
Consignes multiples avant le concert, portables fermés, appareils photos autorisés ou pas, certains chanteurs acceptent d’autres les interdisent…
Contrôle de sécurité à l’entrée, vérifier les sacs, ne rien laisser passer, vigilance extrême.
Pendant le concert, il surveille tout simultanément, la scène, la salle, les mouvements incontrôlés, les comportements suspects, les débordements de certains spectateurs qui tentent de braver les interdits, de faire digression…
Retenir les fougueux qui veulent approcher la vedette de trop près.
A la fin du spectacle il doit maintenir la foule qui essaie des approches de plus en plus appuyées afin de toucher l’artiste, lui donner un présent, des fleurs, lui toucher la main si possible, au mieux monter sur l’estrade pour ce baiser ultime !
Et sa nuit ne s'arrête pas là, quand la plupart des spectateurs sont partis, il doit prolonger sa mission près des irréductibles qui se faufilent en coulisses pour voir l'artiste et obtenir coûte que coûte un autographe, être présent jusqu'à parfois tard dans la nuit. Il part le dernier, après l'artiste et sa troupe quand plus aucun danger ne menace et que l'ordre est totalement assuré.
Ces hommes de l’ombre, dans l’obscurité de la salle, vous ne les voyez guère quand vous allez voir un spectacle, n’oubliez jamais qu’il veillent sur votre sécurité, sur celle de l’artiste et sa troupe, et sur le bon déroulement de votre soirée.
Chapeau mon frère, tes missions ne sont pas de tout repos !
Je t’ai, moi aussi bien observé et j’ai pu évaluer l’importance de la tâche qui t’incombe ces soirs là !
Après les pompiers, la police, le RAID, la protection rapprochée, garde du corps et maintenant la sécurité évènementielle ton courage et ton cursus sont exemplaires !
Ta sœur Pénélope.
23:42 Lien permanent | Commentaires (7) | Envoyer cette note
25/05/2008
MEA CULPA
MEA CULPA de Pénélope et john. Comment croire à du possible impossible ?
Mon frère et moi, lors de la mort du perroquet, nous sommes retrouvés confrontés à prendre une décision dans l'urgence : placer au plus vite le mainatte (son compagnon) quelque part. La maison de nos parents étant vide il était inconcevable de laisser Coco seul dans sa cage dans cette grande maison. Nous avons simultanément pensé à ketty qui était seule chez elle sans aucun animal, nous envisagions une cohabitation possible entre Ketty et le mainate, c’était oublier trop vite la pathologie de Ketty.
Le mainate lui tiendrait compagnie, animerait son appartement de ses cris, de ses chants et de ses discours répétitifs et rigolos : bonjour Coco, çà va Coco, le chant de la Marseillaise et divers autres phrases d’accueil aux visiteurs comme « t’es pas belle toi »…….Que nous avons tous entendu bien des fois lors de nos passages chez nos parents !
Pendant quelques mois ce fut parfait, Ketty était très heureuse d’avoir récupéré cet oiseau, ils se parlaient, elle y était à peu près attentive et semblait très contente d’avoir cette compagnie, un peu bruyante il est vrai mais attachante !
Coco appréciait, nous semblait-il, sa nouvelle demeure. Sa cage était devant la fenêtre, très éclairée par la lumière du jour une vue dégagée sur le quartier au 4ème étage, tout paraissait pour le mieux. Seul bémol dés le départ, Ketty acceptait de l’avoir comme animal de compagnie mais ne voulait en aucun cas se charger du nettoyage de la cage elle s’engageait seulement à le nourrir, ce qui fut de courte durée.
Lors de l’acquisition de son oiseau Ketty était entre deux phases cyclothymiques, c'est-à-dire pas trop mal, c’était un bon moment pour tenter cette adoption. Ketty semblait motivée pour s’en occuper, tout au moins pour engager une relation responsable. Très vite elle s’est attachée à Coco qui lui parlait et l’accueillait par des cris d’accueil stridents lors de ses retours dans son appartement.
Nous étions heureux de cette harmonie qui comblait un peu la solitude de Ketty. Ces instants de grâce ne durèrent que quelques mois. Ketty, comme d’habitude lors d’un état maniaque remonta vite en état d’exaltation et de narcissisme exacerbé. Son coco ne fut plus du tout sa préoccupation première, dans ces moments là Ketty fume énormément, sort, dépense, est dispersée et incapable de s’intéresser à quiconque à part sa personne.
Bien évidemment ne se nourrissant pas elle-même elle ne nourrissait pas son oiseau. S’il n’y avait pas eu les passages réguliers de Vlad et Dilou pour nourrir Coco et nettoyer la cage la situation se serait très vite dégradée.
Ce fut le cas, malgré tout au bout de quelques mois Coco s’est laissé dépérir peu à peu il a perdu sa vivacité et ses forces. Sans doute a-t-il senti chez sa nouvelle maîtresse « une insécurité et une incapacité » à s’occuper de lui, ces oiseaux là sont paraît-ils très intelligents sensitifs et perceptifs aux émotions de leur maître.
Coco ne chantait plus, ne nettoyait plus son plumage, ne prenait plus son bain quotidien, ne s'alimentait plus et n’avait même plus la force de monter sur ses barreaux.
Il nous a fallu prendre la décision inéluctable pour lui éviter d’autres souffrances : l’euthanasie.
Vlad s’est chargée de la triste démarche les jours derniers.
Lui aussi, après Yacinthe la petite chienne, est parti rejoindre maman.
Tout comme de son vivant, « l’arche de Noé » de maman se reconstitue peu à peu au paradis.
Ketty bizarrement ne semble pas touchée, voir même plutôt libérée !
Elle ne manifeste aucun chagrin.
Les troubles bi polaire et leurs traitements semblent émousser ses émotions. Ketty est tellement centrée sur elle même qu’il n’y a plus de place chez elle pour quoique se soit d’autre d’émotionnel ou existentiel.
Au revoir Coco. Caresse te ton aile notre petite mère pour nous.
Regrets de Pénélope et John.
00:39 Publié dans l'actuel des soeurs | Lien permanent | Commentaires (9) | Envoyer cette note
16/05/2008
OH Superbe Bretagne !
09:25 Publié dans Paysages | Lien permanent | Commentaires (10) | Envoyer cette note
08/05/2008
TITI le nouvel amour de Vlad
TITI
VLAD n’avait jamais eu de chat, des petits chiens ont accompagné sa vie pendant plusieurs années, caniches et cavalier King Charles. (disparus maintenant de leur bel âge)
L'acquisition d'un chat est souvent une rencontre fortuite ou obligée, ce fût notre cas. Suite au décès de maman 3 chats, une chienne et un mainate nous restaient sur les bras ! En novembre dernier après de longues hésitations pour différentes raisons chacune (contraintes quand on part, allergies et asthme, déjà charge d’autres chats ou chien) nous n’avions pas envie du tout de prendre en plus ces chats orphelins habitués à leur lieu de vie (chez nos parents) depuis tant d’années et très indépendants.
Dilou, la première qui s’était engagée auprès de maman lors de son vivant à prendre une des petites chattes a tenu sa promesse et malgré les deux chats qu’elle avait déjà, a pris « la belle » Minette noire et blanche qui maintenant est devenue la complice de « Mignon »
Restait donc deux chats à placer, nous espérions trouver des adoptants mais c’était illusoire ces deux chats n’étaient pas en parfaite santé, l’une a une tumeur mammaire et l’autre Titi le mâle noir a le sida, chats impossible à placer ! Ces pauvres chats lassés d’être seuls devenaient lors de nos passages de plus en plus câlins, pressants et en demande de notre présence, notre conscience nous taraudait, ils montaient dans nos voitures quand nous partions pour nous faire comprendre que nous devions les emmener. Chaque chat avait sa « préférence » Titi recherchait Vlad et Ponponnette se faisait caresser principalement par moi. Le 11 novembre l’armistice mit fin à notre résistance Vlad et moi la conscience torturée décidions de tenter l’adoption des deux minous. Nous courrons les chercher …. Et fermons cette maison sans plus personne. J’avais déjà deux chats, je me retrouve avec trois pensionnaires, bien évidemment qui me bloquent quand je veux partir ! La petite chatte à Maman Ponponnette s’est très bien adaptée à sa nouvelle maison elle va et vient dans le jardin, la cohabitation avec ses congénères est parfaite et elle ne se sauve pas, néanmoins sa tumeur est toujours là, pernicieuse et en attente d’une flambée qui pourra lui être fatale, dans l’instant elle n’en souffre pas et vit sa vie de chat. En revanche, le superbe Titi à Vlad lui donne bien des préoccupations et des soucis, Titi fait régulièrement des gingivites inflammatoires qui le font souffrir, ce sont des symptômes du Sida qui chez lui se manifestent dans la bouche. Vlad fait des visites régulières chez le vétérinaire qui lui coûtent une fortune, son état de santé nécessite des injections d’interféron qui normalement devrait prolonger sa vie de quelques mois, voir années.

Vlad et son mari qui ne connaissaient pas « les chats » découvrent chaque jour l’intelligence de cette race animale, Titi est un chat extrêmement intelligent et attachant. Il porte à sa maîtresse une affection et un attachement étonnant, Vlad l’accepte dans son lit alors il dort collé le long de son dos ou nez à museau. Il ne la quitte pas jour et nuit. Titi suit ses maîtres en Vendée, il fait parti des voyages et s’en accommode malgré quelques miaulements pendants les transports ! Vlad s’est totalement investie pour son nouveau compagnon tant et si bien qu’elle n’ose pas lui laisser la liberté qu’il recherche (trop peur qu’il fugue et se perde) ce chat était le plus indépendant de tous les chats à maman, on le voyait peu lors de nos passages. Quelques tentatives ont été faîtes à la grande inquiétude de Vlad quand il disparaît pendant 3 heures ! Et pourtant le promeneur revient !....
TITI et Vlad, relation fusionnelle admirable, comment ne pas s’attacher à ce chat en demande d’amour constante pour en avoir tant manqué !
La queue d'une comète qui se déplace le long de vos murs, en apesanteur entre sol et plafond avant de s'effondrer gracieusement, haletant et ravi, à deux mètres d'un coussin. La machine à ronrons dont le bruit rassurant enfle au fur et à mesure qu'elle vous sent frustré, stressé, désolé. La patte mutine qui vient taquiner le bout de votre nez quand vous dormez. Le glissement silencieux le long de vos jambes quand vous rentrez chez vous, tout chargé des odeurs et des désordres du dehors. Et de merveilleuses prunelles, largement ouvertes ou mi-closes qui vous suivent avec bienveillance : rien ne saurait les surprendre, pourtant elles vous incitent à parler, à raconter, à partager. Et aussi un dos en arc boutant, qui vient chercher la main qui monte et descend, se perd dans la chaleur des flancs, s'enveloppe dans le doux manteau marbré, bicolore ou chiné. Le chat est chez lui chez vous mais surtout, sa simple présence attentive vous détend, fait baisser votre tension, vous oblige à regarder autour de vous, à rire de ses facéties ou de ses mouvements d'humeur...

09:36 Publié dans l'actuel des soeurs | Lien permanent | Commentaires (11) | Envoyer cette note
06/05/2008
FAIRE LE DEUIL

09:03 Publié dans histoire de georgia | Lien permanent | Commentaires (6) | Envoyer cette note
04/05/2008
ELAN DE SOLIDARITE "canin" !
Des voisins de notre quartier partaient en voyage hier, ils prenaient l’avion à 14h !
« L’amour » de leur vie est une adorable petite chienne blanche Shiatsu nommée Lola.
Ne pouvant emmener Lola ils l’ont confiée à ma gentille voisine pour une quinzaine de jours qui se faisait un plaisir d’être sa famille d’accueil provisoire.
Ils déposent Lola hier matin donnent quelques recommandations rassurantes et quittent leur trésor.
Lola connaissait le quartier mais pas la maison de ma voisine qui se trouve tout de même à l’opposé de la sienne c'est-à-dire à 1 km environ..
A peine ses maîtres étaient t-ils partis, Lola réclamait à sortir, ma voisine, confiante la sort avec laisse et la voyant très sage cru pouvoir lui faire confiance et la détacher quelques instants pour la laisser découvrir son jardin.
En l’espace d’une seconde Lola a pris la fuite comme un éclair en direction d’un grand bois qui se trouve juste derrière nos maisons.
L’alerte « voisinage » fût lancée aussitôt « Lola a fugué » !
Une chaîne de solidarité étonnante s’est mise en place immédiatement, chacun a enfourché son vélo pour sillonner le bois, ainsi que les jeunes ados qui arpentaient le bois en tous sens !
Lola est connue, elle suit ses maîtres partout, c’est la mascotte des golfeurs et chaque chemin, chaque greenfee elle connaît. Néanmoins Lola est introuvable après plus d’une heure de recherches personne ne l’a trouvée..
Puis soudain sur le halage de la Vilaine en bordure du bois mon mari l’aperçoit qui court, perdue et paniquée ne sachant pas trop quelle direction prendre, elle était suivie par un jeune voisin lui aussi très motivé pour la capture de Lola, et se faisant, de plus en plus pressant pour récupérer l’animal ! Celle-ci prend peur et sous les yeux de ses deux sauveteurs se jette dans la rivière (rivière très remuante avec des courants) elle se laisse emporter sur une trentaine de mètres puis réussi difficilement à nager et se diriger vers l’autre rive. Lola semble épuisée, puis soudain arrivée près de l’autre rive dont les abords sont inaccessibles, bordés d’arbres couchés sur l’eau, d’orties et de buissons épineux très épais Lola disparaît. Impossible d’accéder rapidement sur l’autre rive sans barque. Lola ne se manifeste plus, de toute évidence pour tout le monde Lola a coulé, nous ne cessions de l’appeler mais elle ne donnait plus aucun signe de vie ni de barbotage d'ultime survie. Trois de nous décidons de prendre notre voiture pour accéder à l’autre rive bordée de grandes prairies en friches, pour ce faire ils nous fallait faire plusieurs kilomètres , un très grand tour, et demander à un fermier d’accéder sur ses terres, celui-ci très compréhensif nous donne son accord et nous explique quel chemin de terre emprunter, chemin prévu pour les tracteurs, peu importe, advienne ce que pourra pour les voitures, nous nous lançons dans l'aventure ! Je m'embourbe, je repars......
Enfin nous arrivons juste à l’endroit où Lola pouvait être réfugiée, pendant plus d’une heure nous avons chercher le long des berges boueuses et envahies d’orties, de branchages et de ronces. Pas un bruit, pas un aboiement ! Notre espoir de la retrouver vivante s’amenuisait au fil du temps, nous n’avions guère d’espoir de la retrouver en vie, ça faisait presque 3 heures que nous cherchions avec toujours la même mobilisation de tous les voisins !
En dernier recours nous décidons de faire appel aux pompiers !
Ceux-ci après quelques hésitations acceptent tout de même de venir avec une barque, ils traversent la rivière, très pessimistes eux aussi, pour eux un petit chien comme ça ne pouvait survivre à cette situation périlleuse.
Quelle ne fût pas notre surprise lorsqu’en soulevant un épais taillis de branchages, les pompiers retrouvent Lola VIVANTE, prostrée au plus profond des taillis dans les aspérités de la berge !
Grand OUF de soulagement pour tout le monde !......
« Cerise sur le gâteau » Lola, épuisée, trempée et boueuse, a tout de même trouvé, en dernière force défensive, le moyen de mordre la main d’un de ses pompiers sauveteurs, de sauter de la barque et replonger à l’eau lors de son sauvetage ! Un pompier l’a vivement rattrapée par la peau du dos !
Cette pauvre petite chienne a vécu une « grande aventure de survie » !
Constatation : la solidarité existe encore, même pour le sauvetage d’un petit Toutou et ça rassure !!! Les hommes sont encore HUMAINS !
Maintenant Lola « récupère » dans sa famille d’accueil !
Bien évidemment, plus de promenade sans laisse et harnais jusqu’au retour de ses maîtres !
Pénélope
10:35 Publié dans l'actuel des soeurs | Lien permanent | Commentaires (8) | Envoyer cette note
















