26/10/2008

Attente !

TITI le jour de la pose du pacemaker à Guy 005.jpg


Ils vont revenir....

Une semaine d'attente ! Mon maître est hospitalisé depuis 8 jours et Vlad m'abandonne tous les après-midi pour aller lui rendre visite.
Bon, je sais il va revenir avec une "petite boite" qui fera palpiter leurs deux coeurs à l'unisson mais quand même c'est bien long !
D'abord ça m'inquiète Vlad sera encore plus attentive à son chéri qu'avant,
et moi alors, est-ce que j'aurai encore des caresses, est-ce qu'elle m'acceptera encore un peu dans son lit, est-ce qu'elle m'achètera mes sachets préférés ?
Franchement je cogite, j'ai le temps de penser tous les après-midi derrière mes carreaux.
Pour manifester mon mécontentement je ne mange plus et je fais une récidive de ma sale maladie du sida !
Normal, ça m'travaille tout ça !
Je suis sûr que demain je vais encore avoir droit à ma série de piqûres chez le vétérinaire, antibiotiques, antiinflammatoires, cachets etc...
Quand Vlad est soucieuse moi aussi, je ressens toujours son anxiété.
Je ne supporte plus la solitude, j'ai besoin de la présence constante de mes maîtres.
J'attends avec impatience de pouvoir me lover sur le canapé avec mon maître convalescent. J'espère que je ne sentirai pas son stimulateur cardiaque, breuh....j'ai un peu peur de tous ces machins avec des ondes, ça me hérisse les poils !
Pourtant j'suis habitué avec Vlad, j'dors même sur son dos !
Bon, normalement, si tout va bien plus qu'un "dodo" sans mon maître !....
J'vais patienter encore un peu.


TITI

22/10/2008

NASCI se sentait trop seul !

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Rappelez-vous cette note publiée sur notre blog dans nos archives de "Vlad". 6/04 /05 : « Nasci je t’aime moi non plus »

Et bien Nasci ne supportait plus la solitude, sa présence chez Vlad (parfaitement tolérée) le sera-t-elle chez son homme ? Nous l’espèrons vraiment.

Nasci 1 : tu vas avoir un compagnon, j’espère que tu ne seras pas jaloux, pas d’autres alternatives ne sont possibles, l’équipe médicale cardio. a bien réfléchi , G. (le mari de Vlad) va être lui aussi appareillé d’un pace maker, son cœur « bat la chamade ». Il bat pour sa belle Vlad c’est sûre mais il n’a plus de répit, 160-180 de pulsations en continue. Tout a été essayé pour le ralentir mais rien n’a donné satisfaction.

Il faut donc se rendre à l’évidence et accepter de mettre en place un deuxième stimulateur cardiaque dans le couple. Nasci 2 va donc être posé très rapidement.

Chez Vlad il est posé à gauche, chez G. il sera posé à droite. Décidemment ils fonctionnent en binôme ces deux là ! jamais l’un sans l’autre.

Notre beau frère aura lui aussi son « petit boitier ».

Alors bienvenue Nasci 2, tâche d’être aussi fiable et performant que Nasci 1, nous te demandons plusieurs choses : soulage notre beau frère, rend lui la vie belle et confiante, permet lui de se projeter à nouveau dans les voyages, de vivre une retraite paisible et heureuse, apporte à l’un et à l’autre la sérénité et le bonheur qu’ils méritent tant, rassure notre sœur qui se fait tellement d’inquiétude pour son homme.

Nasci 2 : nous serons attentifs à tes performances, tu as intérêt d’être à la hauteur de la tâche, plus de tachycardies, plus de bradycardie, plus d’arythmie, tu as des obligations à remplir, tu dois « assurer » à 100% !

Allez Nasci 2 viens vite alléger le rythme cardiaque de notre beau frère. Viens rassurer toute la famille, ne sois pas douloureux, place toi discrètement dans ta petite case claviculaire et fais toi le plus discret possible !

Nous t’avons à l’œil, pas de dérapages incontrôlés.....

 

Pénélope (ta belle-sœur)

 

 

14/10/2008

VLAD et ses bottes !!!

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Vous est-il arrivé un jour une telle étourderie ? Non je présume, ce sont seulement "les gaffes" de Vlad !

Regardez bien ces photos , ce n'est pas une blague, cette élégance fut celle de Vlad tout l'après-midi ce jour !....Non non ce ne sont pas des bottes dépareillées récupérées au secours populaire !

Vlad a consciencieusement vaqué à toutes ses obligations "ainsi chaussée" sans même s'en apercevoir.

Nous sommes mardi, jour de ses démarches pour l'assistance à Ketty, aujourd'hui tout particulièrement beaucoup de choses à règler, passage à la banque, à la pharmacie, courses diverses, discussion avec quelques personnes croisées ici ou là dans les boutiques, puis visite à notre père à la maison de retraite.

Tout ceci ainsi bottée.....cherchez l'erreur ! De toute évidence ça vous saute aux yeux, et bien pas aux yeux de Vlad ni de Ketty d'ailleurs.

Vlad s'est aperçu du désastre seulement en s'asseyant près d'Eugéne à la maison de retraite en fin de journée !

Quel éclat de rire quand elle m'a fait découvrir son aventure avec photo pour preuve sur mon portable! Ecroulée de rire hi hi hi...!

Pauvre Vlad tu as vraiment trop de préoccupations et de soucis en ce moment dans la tête !

Néanmoins ça nous a bien fait rire.

La prochaine fois avant de sortir à défaut de chausser les bonnes bottes chausse au moins tes lunettes !

 

Ta soeur Pénélope qui rit encore en voyant tes bottes sur la note.

07/10/2008

Mon nez ATYPIQUE.

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Chez notre autre grand-mère.....

Ils étaient rares les moments passés chez eux, nous n'étions pas particulièrement les bienvenus !

Maman adorait sa mère et son plus grand bonheur était de lui emmener de temps en temps sa progéniture. Il fallait, je pense, envoyer un"bristol", prendre rendez-vous, profession oblige puisque notre grand-père était médecin !....

J'ose penser, tout de même, que notre grand-mère était contente de nous voir de temps en temps, "à petite dose". En revanche je me souviens parfaitement de l'accueil glacial et méprisant de notre grand-père qui refusait de nous embrasser. pourtant nous sentions bon, maman avait pris grand soin de nous passer sous la douche, nous habillait avec les tenues les plus mignonnes qui soit dans lesquelles elle venait d'investir (et elle avait du goût..), les boucles dans les cheveux étaient minutieusement modelées, et pour cause....toute la nuit avec des papillotes sur la tête (enfin, pour moi..pas pour Vlad qui avait naturellement les boucles d'un ange), la barrette bien posée sur le côté, les chaussures passées au blanc, les mains parfaites, pas un fil qui dépassait de nos petites robes. Et pour nos frères le pantalon chic dans lequel ils se sentaient engoncés comme des manequins de cire !

Nous arrivions chez Mamie avec une certaine appréhension au ventre, nous savions que ce moment tant attendu par maman ne se passerait pas sans quelques griefs à notre égard et envers elle, des comptes à régler sûrement, il ne faut pas oublier (voir nos archives) que maman avait fugué de chez eux à 18 ans en déshonorant la famille en épousant un cultivateur....Cf : note précédente.

Quand nous sonnions à la porte de cet appartement bourgeois du plus grand standing Rennais, le parfum de Mamie était déjà présent sur le pallier, Heure bleue de Guerlain, nous aurions pû penser que nous arrivions chez un parfumeur ! C'est fou ce qu'elle sentait bon notre grand-mère, tout son appartement sentait Heure bleue, je me demande aujourd'hui combien de flacons de parfum elle pouvait utiliser. Pas de désodorisant bas de gamme chez eux tout était parfumé avec Guerlain cette odeur mélangée de leurs cigarettes de marque Royale. Ils fumaient l'un et l'autre des Royales. Ketty me rappellait récemment qu'à chacune de nos rares visites Mamie nous demandait un service : aller au bureau de tabac le plus proche lui acheter un paquet de Royale. Quand j'y réféchis je me demande si cette demande n'était pas dû aussi à une généreuse intention de sa part pour nous soustraire quelques instants aux remarques piquantes et sarcastiques de notre grand-père 'Dady'.

Moi, particulièrement il ne m'aimait guère, je ressemblais trop à mon père, ll n'avait de cesse de se moquer de moi, il "étudiait mon nez" il est étrange ton nez me disait-il (n'oublions pas qu'il était spécialiste en la matière, oto-rhino-laryngologiste...) il ne voyait que des nez tous les jours !...Et bien le mien l'intriguait, il y portait une attention toute particulière "fais voir ton nez il est bizarre tu as double parroies nasales, je n'ai jamais vu un nez avec une telle morphologie interne" tiens tiens je suis "un cas" me disais-je ! Ceci-dit ce grand-père hautain et cynique me désarçonnait, je ne savais pas si je devais rire ou pleurer, maman et Mamie riaient, moi j'était limite bord des larmes et humiliation, rouge écrevisse ! Dady n'avait de cesse de nous affliger des allusions perfides et blessantes, il prenait plaisir à nous ridiculiser.

Notre grand-mère, plus gentille tout de même... s'en rendait compte et lui disait "mais enfin arrête tu exagères, laisse les tranquilles avec tes histoires de nez et autres" puis elle nous invitait à la suivre dans sa chambre de Princesse, une chambre toute embaumée Guerlain, elle s'allongeait sur son lit, sortait ses Royales, se mettait à l'aise les jambes bien croisées, les vêtements bien ajustés, une déesse .... et elle nous invitait à nous asseoir dans le fauteuil d'en face, un fauteuil recouvert d'une couverture léopard, le fauteuil de Dady,  là elle essayait de s'intéresser un peu à notre vie. " Alors E. en quelle classe es-tu ? qui est ta maitresse ? comment vont tes petites soeurs ? mais au fait qu'elle âge as-tu ...? Elle  était bien loin de notre quotidien notre grand-mère !....Mais nous ne lui en voulions pas, maman l'aimait tellement que nous finissions nous aussi par avoir quelques sentiments affectifs pour elle, elle était vénérée par maman, c'est vrai qu'elle était belle ! je la revois majestueuse sur son lit  ! Nos moments d'échanges en privé avec mamie étaient à chaque fois interrompus prestement par Dady qui ne supportait pas de nous trouver assis dans son fauteuil sur la couverture léopard "Ah non, disait-il, je ne veux pas qu'ils s'assoient dans mon fauteuil" sur un ton très contrarié, comme si nous avions la peste !....

Pour échapper à ses remarques désobligeantes nous nous installions devant l'aquarium de leur grand salon et nous contemplions les poissons de toutes sortes qui étaient la fierté de notre grand-mère, un grand aquarium magnifique avec des plantes aquatiques et un moteur à oxygène, nous étions émerveillés par ces bulles incessantes et intrigués par toutes ses races de poissons multicolores qui se cotoyaient.

Mamie était une femme très élégante, elle avait un maintien étonnant, elle me disait toujours : "Ev. tiens toi droite et pense toujours à rentrer ton ventre, une femme doit constamment penser à rentrer son ventre, souviens toi toujours de ce que je te dis" ! Alors chez elle je faisais mes séances d'abdominaux incognito, je serrais mon ventre jusqu'à suffocation .....

Ketty était leur préférée, elle chantait  bien et se distinguait par sa beauté, elle étonnait ma grand-mère, elle sortait du lot par son côté artistique déjà un peu star !....Ca plaisait beaucoup à Mamie qui pensait que celle-ci au moins irait loin !

Dans cette famille bougeoise, il fallait se singulariser pour être estimé, avoir du "panache" !

Moi je n'avais que mon nez à "double paroies", alors après tant d'années de complexes induits par mon grand-père oto-rhyno j'ai appris à aimer mon nez, je le trouve beau mon nez, pourquoi croyez-vous donc que j'ai choisi Pénélope comme pseudo ce n'est pas anodin, la femme d'Ulysse avait un nez grec long et droit tout comme le mien !

Et d'après vous quel est mon parfum préféré ? Bien évidemment Heure bleue de chez Guerlain !

 

Pénélope

 

 

 

05/10/2008

Le seau d'eau glacée

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Un clic sur la chaudière, un robinet que l'on tourne, un thermostat que l'on règle et le tour est joué, une douce chaleur d'ambiance envahit toutes les pièces de la maison....Ca, c'est maintenant.....

Je me souviens d'une autre époque où le seau noir métallique trônait dans un coin de la pièce, ce seau c'était le lavabo pour tous, ma grand-mère se chargeait d'aller le remplir tous les soirs au puit (avec nous à ses trousses) afin que nous puissions faire une petite toilette en nous levant. Parfois une mince pellicule de glace recouvrait l'eau au petit matin, il fallait la briser pour y plonger notre gant de toilette.

Je réfléchis et puise au plus loin de mes souvenirs, à quelle période de l'année étions nous en vacances chez ma grand-mère pour qu'il fasse si froid ? Sans doute aux vacances de Noël ou à Pâques ? Je n'ai pourtant aucun souvenir d'avoir passé un Noël là-bas. Ce sont plutôt eux qui venaient chez nous pour les fêtes de fin d'année, ils venaient aider maman et toute sa tribu.

J'ouvrais les yeux doucement, je tardais à me réveillais, je prolongeais au maximum ce moment délicieux de quiétude matinale entre le sommeil et le réveil, je n'avais aucune envie de quitter ces gros édredons de plumes qui m'enveloppaient, sortir un bras me faisait frissonner. je replongeais avec délice quelques instants dans mes rêves d'enfant.

Je sens encore comme si c'était hier cette odeur du feu de bois qui crépite dans la cheminée, seul chauffage existant dans cette unique pièce de vie. l'odeur du café-chicoré (Leroux) qui s'écoule doucement dans un coin de la cheminée, je revois ma grand-mère courbée sur le chaudron noir posé sur son trépied, lui même sur les braises, rempli d'eau bouillante pour passer le café à la louche.

Ce lieu "l'âtre" était l'élément essentiel dans cette pièce, il ponctuait le rythme des journées. Les deux priorités journalières de ma grand-mère dés son réveil étaient d'allumer le feu et de faire le café.

Je ressens aussi la moiteur froide et glaciale de ce sol en terre battue lorsque nous nous levions la nuit pour aller faire pipi dans ce "pot de chambre", ce pot d'aisance avec couvercle était destiné à tous. Les "toilettes" sommaires et rustiques étaient au fond du jardin !...Deux planches de bois avec un trou.

Trois grands lits de coin adossés à chacun des murs, une armoire, un buffet de cuisine ancien et une grande table en bois avec deux bancs étaient le seul mobilier de cette pièce à vivre.

Ces conditions de vie bien modestes et sans confort étaient le quotidien de nos grands parents, cependant nous y adhérions totalement avec grand plaisir lorsque nous allions en vacances chez eux, ces "levers" difficiles et froids étaient très vite oubliés. La chaleur humaine de nos grands-parents et de notre tante "Nénène"qui vivait avec eux valait toutes les chaudières du monde, pas de robinet, pas de thermostat à régler, pas de chauffage au sol, pas de radiateur mais un amour immense qui réchauffait nos corps et nos coeurs.

Après notre "toilette de chat" le matin dans l'eau ferrugineuse et glaciale du seau noir nous sautions dans nos bottes enfilions plusieurs couches de lainages, buvions un grand bol de chocolat chaud et fumant accompagné d'immenses tartines de pain rond tout juste sortie de la huche qui se trouvait sous la grande table en bois, ces tartines gigantesques tartinées de la grosse motte de beurre frais travaillée, sculptée et conservée sous un torchon.

Le manque de confort on en avait rien à faire, pas de frustration, pas de souffrance, pas de peine, on oubliait tout chez nos grands parents, nos journées étaient des journées de réel bonheur, une enfance insouciante bien peu préoccupée par les économies d'énergie actuelles !..La cheminée et l'eau de source faisaient l'affaire !


Pénélope

 

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